6tzen en Amérique

Carnet de voyage d'une famille nombreuse en Tandem et Kombi VW, en Amérique. Correspondance avec des écoles de Normandie.

 

   ALLO LA PLANETE



LES ENFANTS EN BOLIVIE

 

 

De 6TZEN BLOG
Une jeune fille travaille autour de nous sans relâche dans l’hôtel confortable où nous nous sommes installés. Nous nous sentons en sécurité, une chambre avec 3 lits simples une salle d’eau « privée », internet wifi, une cour pour garer le van, une cuisine collective. Confortable et heureusement car la turista nous accable! Les garçons ont pu faire des maths ce matin.
Et cette jeune fille qui seulement 4 ans de plus que notre aîné, travaille, fait les lits, montent des sommiers… Elle nous regarde, elle regarde nos têtes blondes. Que pense-t-elle?
Elle a 15 ans, travaille avant d’aller à l’école le matin et après l’école l’après-midi. Elle est jolie mais fait plus vieux que son âge.

« tut tut! Hélados ». Dans chaque ville, des garçons de 8 ou 10, en blouses blanches promènent leur chariots remplis de glaces.

A Sucre, 2 jeunes de ces âges, cireurs de chaussures nous proposent de frotter nos pneus avec du cirage, pour les rendre neufs… Ils disent faire collection de pièces étrangères et réclament des pièces. Quelques minutes plus tard, l’un d’eux me demandera d’échanger ses centimes d’euros contre des bolivianos. « Tengo hambre/ j’ai faim »...
Wahou, ces enfants ont quasiment l'âges des nôtres. Avec nos voisines Alba et Vanessa, on a accompagné Vanessa et Alba à l'école mobile, une "école" qui va à la rencontre des enfants des rues travailleurs, cireurs de chaussures et laveurs de voitures.L'idée est de reconstruire leur estime de soi, plus que d'apprendre un savoir scolaire. Les enfants vont à l'école l'après-midi ,mais leur vie précoce dans le monde adulte déteriore leur image d'eux même ; ils ont besoin d'être reconnus en tant que Personne. Ces filles espagnoles travaillent avec l'ONG IPTK. Aujourd'hui, on part les rejoindre dans la montagne, dans l'école où elles vont faire leur stage de fin d'études.
Gabriel voudrait s'investir pour aider ces enfants. Peut-être reviendrons-nous l'année prochaine après avoir construit un projet?! Comment on peut aider? En récoltant de l'argent car le matériel scolaire est moins cher qu'en France (sans considérer les frais de port). En venant donner un coup de main. 
ESTELLE
A voir et à entendre : el minero del diablo et un extrait sonore du film d'Arnaud 
 

6TZEN à POTOSI from Thomas Arnaud on Vimeo.

 

Aujourd'hui, 20 février FELIZ CUMPLEANOS à mon "petit" frère Romain! Bons anniversaires aussi à Régis et à Ambre, que nous n'avons pas oublié et à qui on fait d'énormes bisous!
 
 


Publié à 03:47 , le 19/02/2010, dans REFLEXIONS, Sucre
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ASCENSASSIONEL !

De 6TZEN BLOG

Et voilà, nous sommes en Argentine ! Incroyable, le paysage change tous les 10 KM. Nos amis voyageurs français avaient raison, c'est une belle région le nord de l'Argentine, les montagnes de toutes les couleurs..... Nous voilà dans une sorte de Rain Forest qui contraste avec Atacama, los termas de Reyes !

5500, ce n'est pas un nouveau un nouveau record en Km à Vélo, mais plutôt un (triste) record en altitude pour moi.

 Sport Extrème, notre Van Volkswagen sait aussi ce que cela veut dire. Je vous explique...

 Nous avons donc décidé de faire un petit tour en Argentine. Avant de partir de San Pedro, nous avons pris un peu de retard. Pour sortir de la cuvette d'ATACAMA à 2500 m, Puceron rouge, notre petit van , doit grimper 2000 m sur 40 km ! Un exploit ! Il perd son souffle une fois, on le laisse se reposer, et après une bonne stimulation, il réussi la monté ! Trop fort ce Combi ! Ensuite vous nous imaginez en Argentine ! Et bien non !Nous apercevons sur notre route la Laguna Verde avec des couleurs qui attirent notre curiosité, nous et nos amis allemands ! En plus, il se fait tard ! Hop petit demi- tour, nous nous dirigeons vers la belle Lagune Bolivienne. Nous expliquons au douanier bolivien, qu'il s'agit d'une petite escursion pour un bivouac pour la nuit. Il nous laisse entrer en Bolivie , sans tampon sur les passeports !! Chut !! Faut pas le répéter !

Le site est superbe ! C'est la réserve nationale Eduardo Avaroa. On nous demande 3000 pesos Bolivien que l'on a pas !!On négocie pour rester la nuit à l'entrée du parc ! C'est là que nous faisons connaissance avec Marc-André, un jeune sportif Québecois qui attend des co-équipiers pour faire l'ascension du majestueux Licancabou (Alt : presque 6000m) Klaus, notre ami allemand est partant, et me propose sont équipement de Haute haute montagne ! J'hésite . .. J'hésite encore .....Longuement....Et puis l'occasion ne se représentera pas !! Alors c'est décidé, J'y vais !

Départ 3heure du mat ! 4 épaisseurs de pantalons, 3 polaires, 2 manteaux ...Klaus est bien charpenté ! Il me prête ses chaussures.  Il me faut pas moins de 4 paires de chaussettes pour remplis ses chaussures ! Il fait du 45 et moi du 40 ! Et nous voilà parti en 4x4 avec notre guide Bolivien de 62 ans !! Il nous raconte dit qu'un homme de 72 ans est mort lors de l'ascension la semaine dernière ... rassurant ! Il nous arrête à 4500 m au pied du Volcan ! Il nous reste 1500 m à monter. Marc André est tri lingue, il nous fait la traduction : "peux tu dire au guide d'aller un peu moins vite STP ".

Les 3 premières heures sont plutôt faciles, marche de nuit, on découvre le levé du soleil sur la Lagune. Nos appareils photos ne peuvent pas embrasser toute la largeur et la beauté du paysage !!  Le Sud lipez s'ouvre à nous, des images à couper le souffle, c'est le cas de le dire :

On approche les 5000 mètreees. La marche devient très difficile,  chaque pas est un effort, comme si je courrais ! Je suis à la traine . Le jeune Marc-Antoine a encore la pêche, le puissant Klaus nous démontre son expérience, quant au guide, il nous terrasse tous du haut de ses 62 ans !

Klaus passe derrière moi pour me coacher. Je me répette à haute voix : " you can do it !!" Petit pas après petits pas, je vais bien le monter ce volcan, non d'un chien Lilou ! Mes muscles ne sont pas fatigués, mais je manque cruellement d'oxygène. J'accélère artificiellement mon souffle en faisant de l'hyperventillation. Et puis c'est un second souffle que je trouve. Je suis presque capable de doubler mes compagons. Cela ne dure pas longtemps. 5500 mètres, 4ième pause après 5 heures de marche. Cette pause me sera fatale. La peur m'envahie. J'ai envie d'atteindre le sommet mais impossible de repartir. Je m'allonge par terre. Klaus et Marc-Antoine me demande comment ca va ? Je ne suis plus très lucide. Je réponds que mon corps est OK mais ma tête est fatiguée. Klaus habitué détecte le mal de l'altitude. Il devient urgent de redescendre pour moi ! Le guide un peu inconscient propose que je redescende seul !! Klaus refuse, fait une croix sur le sommet qu'il ne vera pas, et décide de me racompagner pour mon retour. Heureusement !!!

Sensibilité à fleur de peau,, je m'en veux et je suis déçu pour Klaus, il n'ira pas jusqu'au sommet .... Mais pour lui, d'autres choses plus importante le préoccupe, mon état !!

La descente , c'est 5 heures d'enfer !! Je vomis par deux fois, cela confirme le diagnostique, il faut faire vite maintenant. Comme je le disais, mon corps est ok, ce qui me permets de marcher, mais marcher en mode automatique, comme un pantin désarticulé. C'est une drôle de sensation, comme si j'avais beaucoup bu ! Je m'appuis régulièrement sur mes batons et je vacille. La voix de Klauss empêche mon esprit de se déconnecter. Un vrai calvaire pour moi. Je recherche des forces au plus profond de moi, car je sais que je dois à tout prix descendre. Je sens Klaus très sérieux, ce qui ne me rassure pas. Il ne veut pas que je me repose ! 

Il ne peut pas me porter, il faut que j'avance seul, la difficulté me semble insurmontable.Nous croisons des croix sur notre chemin, cela n'est pas très rassurant, il faut que je descende ! Je pense à mes proches. Marcher Marcher. 4700 m, Klaus me conscède enfin un arrêt. Je m'écroule sur les pierres, je m'endore aussitôt. Marc-Antoine et le guide sont allés jusqu'au sommet. Ils nous rejoingnent. Encore une heure interminable jusqu'au 4X4. Le trajet motorisé du retour me semble interminable, je récupère dans la voiture. Ouf je suis sauvé !

 4500 mètres,  Estelle nous accueil avec un délicieux repas et sourire, sans connaitre le calvaire que je viens de vivre. Je lui explique en pleurant que j'ai cru y rester (même si le danger effectif était plus faible que ce que j'ai rescenti). Je connais une parti de mes limites maintenant. Ca fait du bien de reprendre conscience : combien la vie est belle, combien il faut prendre soin et profiter, prendre soin de nos proches ... Profitez ....

Arnaud

 

De 6TZEN BLOG


Publié à 12:41 , le 23/01/2010, dans REFLEXIONS, San Salvador de Jujuy
Mots clefs : FRISSON


PLANETE OPTIMISTE

 

 

 

 Optimisme à toute épreuve ? Bien sûr que non ! Nous sommes humains et parfois nous avons des coups de blues! Mais ce n'est pas ce que l'on veut transmettre sur notre blog. On veut montrer le positif comme des "Reporters d'Espoir" (voir article "Allo en direct"). Quelques moments forts valent plus que nos nombreux moments de fatigue, ou que nos doutes et nous ne sommes jamais deçu de notre persévérance. Il nous a fallu du courage pour partir. Maintenant nous devons être tenaces. Le voyage m'apprend à garder cet optimisme. Car je peux témoigner maintenant de ses vertus. En réaction à l'émission d'"allo la planète" une auditrice a écrit sur le site de France inter un article encourageant ! Et bien rien que pour cela, je veux continuer à être positif !

Notre optimisme nous aide à franchir des montagnes. Le voyage m'apprend à avoir moins peur en l'avenir, à rencontrer autrui et partager. Sans excès de confiance et en restant lucide, nos sourires nous ouvrent les portes au monde. Je comprends mieux l'expression "ouverture d'esprit"  ...

Précision :
Ce texte a été écrit il y a quelques jours, avant le commentaire posté par Jean-Marie (mais publié après), voir article "Allo !a Planète". Nous le saluons ici, nous apprécions sa belle intervention  pertinante, tout y est dit , merci !!!
Merci à toi Lily, ma petite soeur, ton intervention a été essentielle ! Je te souhaite plein de bonnes choses.
Arnaud

 



Publié à 07:13 , le 18/10/2009, dans REFLEXIONS, Arcata
Mots clefs : Optimisme


PLAISIRS EPHEMERES, CYCLIQUES

Nathanaël me dit souvent qu'il n'arrive pas à profiter des instants qu'ils aiment et qui passent trop vite. Je connais bien cette sensation. On est sorti tous les deux au milieu des beaux immeubles du centre ville de Montréal. Il voulait que cet instant privilégié dure, dure. De même, lorsque nous sommes allés voir le concours des feux d'artifices de Montréal, c'était grandiose, mais cela devait bien finir un jour au grand dam des enfants. Alors oui, le voyage m' enseigne à quel point ce que je vis est futile ou éphémère. Si comme Nathanael, je ne veux pas que les bonnes choses se terminent, je ne profite pas du moment. Mon cerveau est saturé par ces pensées plutôt négatives

Je dis à Nathanaël, concentre toi sur tes sens. Ecoute...et savoure, respire ....et  savoure, regarde ...et savoure.

 Facile à dire ! Quand on mange une bonne glace sur une terrasse du quartier Outremont, ça coule, ça fond, c'est bon, et à un moment donné, il n'y en a plus. On pourrait sûrement en recommander une autre ! Au chocolat! Encore plus grosse, pour être sur que cela résoudra ces problèmes d'instants éphémères. La encore, trop facile ! Et il est même sûr que cela ne résoudra pas cet appétit, cette soif de prolongation des bons moments. Faut-il apprendre à gérer ses frustations ou alors apprendre à photographier grâce à tous nos sens, ces instants extraordinaires que nous vivons. Se laisser-aller à nos sensations, faire coûte que coûte acter nos émotions. L'émotion est sûrement un bon registreur de notre mémoire. En lachant prise de notre intellect, en se laissant aller jusqu'au bouquet final, l'émotion est telle, qu'on n'oubliera pas ce feu d'artifice de ci tôt! De même pour les rencontres conviviales que nous faisons sur notre route. Des liens d'amitié se tissent pendant une ou deux journées et c'est déjà le moment de partir. Mais pourquoi partir ? Vers quoi allons-nous, que cherchons nous ? Là encore, comme pour la crème glacée, je me dis que rester ne résoudrer sûrement pas notre soif de s'imbiber de ces moments de bonheur. Mais une chose est sûre, nous avons pris cette année les moyens d'être heureux, un entretien de tous les jours ! Etre heureux en ouvrant nos yeux, nez, oreilles, mettre en éveil nos émotions, sans courir après le temps comme d'autres courent après l'argent. En espérant que cela soit contagieux comme un grand sourire à la vie. Souris mon petit natou, Souris .

Arnaud

WAOUOU plus de 2000 connections !!! Merci !



Publié à 01:48 , le 6/08/2009, dans REFLEXIONS, Montréal
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