DU LANDHANDART INVENTE PAR GABRIEL ! De 6TZEN BLOG
Je reprends mon carnet de voyage, le sable de la plage de Ouistréham s'insinue dans les pages, se mélangeant à d'autres poussières de l'hémisphère sud.
"Bienvenue sur terre" nous disent certains! Nous n'avons pas l'impression de l'avoir quitter la terre! Alors je réponds gentiment qu'on avait seulement la tête en bas.
En fait, plus que d'atterrir sur terre, c'est un changement de réalité qui s'opère. Notre voyage qui a duré une trentaine d'heures "porte à porte", m'est apparu comme une porte (justement!) magique. Une porte comme dans le film (l'imaginarium du docteur Parnassus, un peu nul, la fin m'a déçue), que j'ai vu dans l'avion, où les spectateurs étaient invités à traverser une porte/rideau qui les faisait accéder à leur imagination. Une porte, qui nous transportait d'une réalité à une autre, d'une température à une autre, d'une saison à l'autre, de gens qu'on aime à d'autres gens qu'on aime! A santiago, les feuilles étaient jaunes et presque toutes tombées, il faisait froid et pleuvait, la nuit tombait tôt. Sur notre agenda de la semaine dernière, lundi : déjeuner chez Elba notre grand-mère chilienne ; jeudi : repas chez Papilain ; vendredi : Tiltilde...
Les retrouvailles avec nos parents (vous êtes curieux de savoir, hein!! ) ont été chaleureuses et tendres. Ils profitent et savourent des instants partagés avec leurs petits-enfants et moi, je savoure en les observant !
Moi, j'savoure le vert de ma Normandie, l'odeur du seringat et du thym, les petits oiseaux qui chantent, le soleil au sud, le ferry qui part en Angleterre sous les yeux de ma fille... J'ai le sourire collé aux lèvres en permanence!
Plein de choses à raconter, et parfois rien à dire. C'est drôle. J'ai changé et pas changé! J'digère!
Estela
Publié à 03:55 , le 6/06/2010, dans CARNET DE ROUTE, Caen Mots clefs :
Merci pour tous vos messages. Bien entourée de ses trois frères, Eva a eu pour regalo un jolie foulard ... et a bien espoustoussoufflé ses 3 bougies. Feliz cumpleano en Santiago Eva !!
Banque-Route
Qu’est-ce que j‘apprends ! Qu‘ai-je entendu sur inter, quoi, comment….?! Est-ce possible ! La crise est encore là !! Nous sommes pourtant bel et bien partis pour (entre autres) ne plus entendre parler d’elle et espérer un peu qu ‘elle se soit dissipée. Et bien non ! Elle est toujours là ! Pire encore, elle menace l’avenir de l’Euro qui s’ effondre avec moi ! Ca me donne des frissons. Si ça continue, nous allons prolonger notre périple. Comme ça, on pourra dire que cette crise profite à certains.
Trempette
Après ce bain froid, après ces news médiatico-maussades (c’est un pléonasme, non ?), on a senti le besoin de se détendre, et excusez nous du peu, dans les termes chaudes (encore un pléonasme!) de Fiambala en Argentine. Au choix, 37,38,39 degrés, on nous avait promis un endroit sympa, et en effet, la détente était au rendez-vous pour les enfants et les parents. Une fois cuits à point, nous avons fait un petit détour vers de merveilleuses dunes. Histoire d’essayer le Sandsurf avec les moyens du bord. Mais surfer sur le sable avec un sac poubelle, ça ne fonctionne pas vraiment !!
Chilecito (ville d‘Argentine !!), nous assistons à une cérémonie des écoles, en commémoration du Bicentenaire de la création de la République d’Argentine (de même au Chili !). Malheureusement, nous ne pourrons assister aux festivités le 25 mai, qui s’annoncent grandioses.
San Juan
Nous entrons dans une pièce simple. Une pendule, un tableau au mur. On s’assoit. Des chiens commencent à aboyer. La lumière clignote comme un feu de détresse. Le tableau bouge. Puis trois grandes secousses verticales. L’écran de projection diffuse l’image de synthèse de la cathédrale de San Juan qui s’écroule en partie. Nous arpentons ensuite le musée où il y a des photographies sur la ville d’avant et d’après le terrible Teremoto de 1944 ! Tiens, tiens 1944 ! Les photos nous sont familières, elles nous rappellent celles de Caen ou Flers détruites après les bombardements de la guerre ! Nous avons pu ressentir en partie, les effets d’un tremblement de terre dans le simulateur du musée, je dis en partie, car il ne reproduisait qu’une force 5, rien à voir avec les 8,8 du Chili …. (photos de San juan avant et après le teremoto: fondation Bataller )
Arnaud
Paso de los Liberatores
21 Mai Ca y est, c’était le dernier jour de route. Un petit pincement au cœur en descendant les vélos du toit et en commençant à décharger les bagages… Un soulagement aussi! Nous sommes arrivés à Santiago de nouveau. Après une nuit au milieu des Andes -quelles merveilles ces montagnes géantes!- nous avons passé sans trop de problèmes les douanes Argentine et chilienne. A savoir! L’artisanat qui comporte des graines ou du bois ne passent pas la frontière… on nous a confisqué un porte-clefs en bois de cactus et des grigris …Nous avons eu aussi la chance de passer le 21 car, deux jour après, la voie était bloquée par la neige, et on pouvait voir à la télé de longues files d’attente dans le froid !
Estelle
Cicatrices à Santiago du Chili
Sur l’autopista, peu de passerelles piétons sont restées debout. En ville, ce sont les vieux édifices comme les églises qui ont plusieurs blessures. Les chiliens semblent avoir été très affectés par cet épée de Damoclès. Des villages ont disparu de la carte dans le sud ! Apparemment nous vivons quelques secousses depuis que nous sommes ici, mais nous ne ressentons rien !
Coup de Gueule
Une fois n’est pas coutume. Nous voulons dénoncer les shows d’horreur médiatiques des grandes chaines d’Amérique du sud !! En particulier celle du Chili ou l’épouvante est à son comble sur CHTV suivi par de nombreux téléspectateurs ! Comme si les tremblements de terre ne suffisaient pas à faire peur : Scènes filmées par les caméras de surveillance du métro, voleurs, arrestations, bagarres et accidents mortels avec hémoglobine au rendez vous, bon appétit si vous en êtes au petit-déjeuner avec vos petits….Mais quelle société violente fabriquons-nous ?
Le soleil de Santiago
Pour finir, une dédicace spéciale à Trinidad, jeune femme trisomique, qui a exprimée toute sa joie lors de nos retrouvailles, et nous as beaucoup émue lorsque nous lui avons offert un regalito de Bolivie. Elle ne le sait peut être pas mais sa joie a été pour nous, son cadeau. Merci à elle, pour ses émotions si simples, qui fond chaud au cœur.
Arnaud
Publié à 11:59 , le 19/05/2010, dans CARNET DE ROUTE, Santiago du Chili Mots clefs :
Hocus Pocus : « Je suis ce touriste assuré tous risques, j’ dirais pas terroriste , simplement égoïste »
Qu'est ce que le voyage. Une citation dit que l‘on ne fait pas un voyage, c‘est plutôt lui qui vous fait ou vous défait. Nous sommes à quelques jours de la fin de notre grand voyage. Pour l‘instant, nous ne nous rendons pas vraiment compte des apports positifs à l‘ensemble de la famille ou à chacun d‘entre nous. Il n‘a pas toujours était facile. Il nous a défait plus d‘une fois. Il faut avouer que plus d’une tension ont marqué nos mémoires. Les états d’âmes de 6 personnes à tour de rôle, c’est du boulot à gérer et c’est pas de tout repos !! Nous gardons un très bon souvenir du voyage en bicyclette, et nous réitérerons. Notre projet de tout faire à vélo n’a pas été finalisé mais je suis fier aujourd’hui, j’avoue, grâce aux convictions d’Estelle, d’avoir pu réaliser notre voyage jusqu’au bout, en adaptant en deux pas, nos moyens de déplacement à nos difficultés rencontrés. Il est vrai que nous n’avons pas choisi le plus facile, un petit Kombi Volkswagen aménagé pour deux !! Bonjour le travail : je dois sortir la caisse de provisions pour attraper les cours des enfants, paf, le paquet de sucre tombe par terre, les enfants piétinent dans le pot de miel écrasé …. Le sable envahit le sachet de farine mal refermé ….c’est pas évident à gérer. Comme je disais souvent, j’avais l’impression de faire du vélo motorisé. Promiscuité oblige, les enfants se retrouvaient souvent à l’avant à côté du conducteur, se chipotant pour un oui ou un non. En cette fin, la fatigue prend le dessus. Nous savons maintenant que nous aurons envie de repartir, pour un voyage tourné plus vers les autres, mais aussi que ce n‘est pas facile et que cela prend beaucoup d‘énergie. Quand on a annoncé pour la première fois à notre famille, à nos amis, notre projet de grand voyage au long terme, cela a intrigué, cela a fait peur, on nous a pris pour des fous ou parfois pour des aventuriers . Rien de tout cela, nous avons juste tout mis en œuvre pour réaliser un rêve.
Mais qu‘est-ce que l‘Aventure ? Nous avons croisé beaucoup de voyageurs français. On rencontre beaucoup de gens sur notre route, qui ont notre profil, les mêmes centres intérêts, les mêmes convictions citoyennes, l’esprit voyageur, avec tout de même quelques variantes. Au final, je serais bien curieux de lire tous nos blogs! Eh oui, le voyage se fait aussi blog, il permet à d'autres de voyager par procuration. Tout ce flot de touristes en Amérique du sud, que ce soit en van, en vélo ou en sac à dos, nous passons par les mêmes chemins, les mêmes villes et voyons les mêmes paysages. On croit notre voyage unique et il l'est sûrement, mais tous ont d'étranges airs de ressemblances. Les contenus de nos blogs sont souvent identiques, mais exprimés sur des tons différents ! Pourquoi aussi cette volonté d'exposer nos vies. A quoi sert le voyage si on ne peut le raconter ? Faire un pays et le raconter ! Faire le Salar de Uyuni. Drôle d'expression. Mais il est pourtant déjà fait ! Cocher sur le papier les pays « faits » ou annoter le nombre de kilomètres parcourus pour ensuite briller de ses trophées (trop faits !). Et pourquoi ce besoin de le raconter. Il est normal de vouloir partager ses expériences, mais ne voyage-t-on pas pour soi avant tout ? Voyage, voyage. Ouverture d'esprit ! Nos corps se transportent, se déplacent et notre esprit s'ouvre, s'épanouit, apprend! Certains sont attirés par les paysages, d'autres par les cultures, d’autres encore par les rencontres, les gens. Nos voyages pourraient être les mêmes, on les percevrait différemment. Qu’importe qu’il soit petit ou grand, loin ou à côté de chez soi, qu’il soit pour soi ou humanitaire, qu’il soit sportif ou par procuration, à chacun de rêver et vivre SON VOYAGE. Ce qui compte finalement et avant tout, c’est le mouvement, un élan optimiste. Alors bougeons ! dansons (comme le font si bien les Argentins), dansons, sur cette belle planète étoilée, de manière 6toyenne !